Sur trois poèmes d'Éluard

Emmanuel Hieaux (1958 - )

Ref. ava130946

Sur trois poèmes d'Éluard
Pièces pour violon et piano composées en 1988 puis créées en juin 1989 à la salle Marguerite Gaveau par Marie- Jeanne Lechaux, la dédicataire, accompagnée au piano par Emmanuel Hieaux. À l’occasion du centenaire de la naissance de Paul Éluard, une version très légèrement remaniée a été donnée en première audition au conservatoire Rachmaninov à Paris, le 10 février 1995, par Catherine Grimaud au violon et Bruno Belthoise au piano.
Sur trois poèmes d’Éluard ou trois chants de solitude… Nous nous imprégnons du reflet qu’offre le miroir et tentons vainement de nous rejoindre en plongeant dans une eau qui, juste effleurée, déjà se brise. Privés de ce que nous croyions être un regard, nous chantons le deuil d’une image née de l’illusoire complétude. De la perte de l’être aimé, de l’absence de l’autre soi, s’écoule une larme dont le chant  ésaltère le passé, inspire l’avenir, ensemence l’oubli. Après les avoir
reconnues et intimement acceptées, l’homme se mêle aux facettes qu’il sait désormais être siennes et se dissout en elles comme elles se fondent et s’unissent en lui. Devenu simple goutte, libre, involontaire et unique, il se manifeste et exprime sa solitude accomplie au sein d’un fraternel contrepoint
Pieces for violin and piano composed in 1988 and first performed by Marie-Jeanne Lechaux, to whom it was dedicated, accompanied on the piano by Emmanuel Hieaux, in the Marguerite Gaveau concert hall, in June 1989. For the centenary of the birth of Paul Éluard, a new, slightly different arrangement was first played by Catherine Grimaud on violin and Bruno Belthoise on piano at the Conservatoire Rachmaninov in Paris, on 10 February 1995.
Accompaniment to Three Poems by Éluard or Three Songs of Solitude... We drink in the mirror's reflection, vainly ttempting to become one with ourselves by diving into a pool that fragments the moment we graze its surface. Bereft of an imagined gaze, we mourn an image born of the illusion of another half that completes us. From the loss of the loved one, the absence of the other self, flows a tear whose song irrigates the past, inspires the future, sows the seeds of forgetfulness. Once he has acknowledged them and accepted them in his inner being, Man intermingles with the facets he now recognizes as part to himself, dissolving into them at the same time as they unite and blend with him. Now thathe is reduced to a mere drop, free, volitionless and unique, he emerges to express his complete solitude within a fraternal
counterpoint.