Pièce pour Orgue Dédiée à Yves-Marie Deshays
Cette oeuvre — spécialement écrite à l’occasion du récital qu’Yves-Marie DESHAYS avait donné en 1994 pour célébrer ses « 40 ans d’organiste » en l’église
St Giniez de Marseille — est interprétée ce soir encore par son dédicataire… et en présence du compositeur à l’Abbaye St Victor !
Né en 1958, Emmanuel HIEAUX a reçu une double formation musicale et littéraire. Parallèlement à une licence (lettres, anglais) à l’université de Nanterre, il
étudie le piano à l’École Normale Supérieure de Musique, puis travaille l’écriture sous la direction de Jacques Castérède, professeur au Conservatoire National de
Musique de Paris.
Membre de l’association du TRIPTYQUE à Paris, Emmanuel HIEAUX a été sélectionné en 1990 et en 1991 pour bénéficier d’une bourse d’un mois au
château de Lourmarin (Fondation Laurent Vibert pour les jeunes artistes). Il est également professeur de piano à Paris et à Dreux.
Les correspondances de la musique avec d’autres formes d’expression artistique (films de cinéma, poèmes, tableaux de peinture) ont été à l’origine de plusieurs
de ses partitions destinées à une grande variété de formations. Parmi les plus récentes, citons :
— « De vos coeurs faites un temple… » : Cantate commandée pour les 150 ans de l’édification de la Chapelle Royale à Dreux.
— « Et Dieu vit que cela était bon » : Commande de la ville du Mée-sur-Seine, cette Suite de 6 pièces pour piano inspirées des versets de la Genèse a été
écrite pour accompagner les toiles du peintre Guillaume Villaros, également inspirées des versets de la Genèse.
Les compositions d’Emmanuel HIEAUX ont été jouées en concert à plusieurs reprises en France et, certaines, dans plusieurs pays européens. Quelques unes,
enregistrées sur CD, ont été à plusieurs reprises diffusées sur France-Musique et sur les ondes internationales : Canada, République Tchèque, Chili…
La pièce que nous allons entendre à présent se déroule en cinq parties :
À un exorde méditatif et serein — en forme de choral — succède un épisode dansant qui culmine sur une séquence étincellante et animée dont un rappel est
serti dans la quatrième partie « très lumineuse et lente ». L’oeuvre, qui s’achève sur un retour au calme initial, porte en exergue quelques vers tirés de l’Ode à
Psyché du poète anglais John KEATS. En voici une traduction libre :
« … Et dans le sein de cette vaste quiétude,
Je couvrirai de roses l’oratoire sacré ;
Mêlant aux entrelacs de la pensée active
Les bourgeons, les clochettes, les étoiles anonymes :
Tout ce qu’à l’imagination d’un jardinier habile
Peut suggérer la fantaisie la plus féconde
Pour offrir à l’amour
Un accueil chaleureux ! »












